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Alexandre Glais-Bizoin, dit également Glais de Bizoin.
Né le 11 Mars 1800 à Quintin, mort le 6 Novembre 1877 à St Brieuc.
Il est un homme politique français, député des Côtes du Nord (devenues en 1990 les Côtes d’Armor) sous la monarchie de Juillet, siégeant à l’extrême gauche.
Issu d’une riche famille des Côtes du Nord (petit-fils d’Olivier Glais-Bizoin (1742-1801), négociant en toiles à Bizoin (en Merléac) et député en 1791, il fait des études de droit mais, reçu avocat en 1822, néglige le barreau pour la politique.
Homme de gauche, il lutte avec les libéraux contre les bourbons de la branche aînée.
Suite à la révolution de 1830 il est nommé membre du conseil général des Côtes du Nord, puis se fait élire député le 5 Juillet 1831, dans le 6ème collège de ce département à Loudéac et siège à l’extrême gauche. Constamment il est réélu pendant le règne de Louis-Philippe : le 21 Juin 1834, le 4 Novembre 1837, le 2 Mai 1839, le 9 Juillet 1842 et le 1er Août 1846.
Ainsi, adversaire de la politique gouvernementale, il se signale plus par ses interruptions que par des discours. Dans un compte-rendu de 1832 le « Dictionnaire des parlementaires français », il est mentionné qu’il harcèle le pouvoir par ses interpellations, ses critiques, qu’il s’emploie à faire diminuer l’impôt du sel, de la taxe sur les lettres ainsi qu’à faire supprimer le timbre des journaux.
Concernant les lois de Septembre, et contrairement à la majorité des parlementaires, il se montre hostile à la translation des cendres de Napoléon 1er, prétendant que « les idées bonapartistes sont une plaie vive de notre temps , qu’elles représentent ce qu’il y a de plus funeste pour l’émancipation des peuples et de plus contraire à l’indépendance de l’esprit humain. »
Pour le système postal, il est connu pour avoir proposé l’adoption d’un tarif unique pour l’envoi d’une lettre, indépendamment de la distance. Ainsi il se bat pour l’adoption du tarif unique entre 1839 et 1847. L’adoption se fait en 1848. Mais Glais-Bizoin n’eut que peu de chose à voir dans l’adoption du timbre pour l’affranchissement , contrairement à la légende. L’assemblée adopte finalement l’idée du timbre en 1849, une dizaine d’années après la proposition de Glais-Bizoin.
Il vote contre l’indemnité Pritchard, pour les propositions de réformes électorales, et prend une part active à la campagne des banquets.
Après s’être associé à la demande de mise en accusation du ministère Guizot, il se rallie à la Deuxième République et est élu à l’assemblée constituante, par le département des Côtes du Nord le 23 Avril 1848, puis de 1863 à 1869, et député de la Seine en 1869. En 1870, le 4 Septembre, il est l’un des douze qui proclament la république et il participe au « Gouvernement de la défense nationale » présidé par le général Trochu en tant que ministre sans portefeuille et est un des trois membres du nouveau gouvernement envoyés à Tours, puis à Bordeaux pour y improviser, sous la direction d’Adolphe Crémieux, des services gouvernementaux, mais son rôle fut alors très effacé.
En 1868, il est l’un des fondateurs du journal « La Tribune » et en 1870 il engage Emile Zola comme secrétaire.
Non réélu aux élections législatives de 1877, il quitte alors la vie politique et meurt cette même année à St Brieuc où il était conseiller municipal depuis 1870.
Il avait épousé en 1833 Elisa d’Abbadie d’Arrast, la sœur aimée d’Antoine, d’Arnaud-Michel et de Charles d’Abbadie d’Arrast.
Le couple n’a pas eu d’enfant.
La Poste lui rend hommage en émettant un timbre à son effigie le 12 Mars 2014.
Une place porte son nom dans le centre-ville de St Brieuc, et son buste en marbre, œuvre du sculpteur Charles Fontonneau, est conservé au musée d’art et d’histoire de St Brieuc.
Il a publié en 1872 : « Dictature de cinq mois. Mémoires pour servir à l’histoire du gouvernement, de la défense nationale et de la délégation de Tours et de Bordeaux »
Une bibliographie importante lui est consacrée mentionnée dans quatre ouvrages et des liens externes : ressource relative à la vie publique (Base :Sycomore). Plus deux autres notices dans un dictionnaire ou une encyclopédie (Deutche biographie).